Recrutement informatique : Synthèse à la mi-2012

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Des difficultés de recrutement qui persistent en 2012


Pour 2012, le Syntec numérique table sur une croissance modeste du secteur informatique de +1,2%. D'après l'enquête 2012 de Pôle Emploi sur les Besoins en Main d'Oeuvre (BMO) parue en mai, le secteur informatique devrait compter 40 054 projets de recrutements pour 2012 dont 70% de cadres. Un chiffre plus optimiste que celui envisagé par le Syntec Numérique en avril dernier (35 000). Comme en 2011, une bonne moitié des embauches de 2012 vise les moins de trente ans (26% pour les jeunes diplômés, 30% pour les jeunes confirmés, moins de cinq ans d'expérience). Les métiers d'ingénieurs / cadres d'études & R&D / responsables informatiques sont les plus convoités : ils figurent en 6e position dans la liste des métiers les plus recherchés tous secteurs confondus, et en 1ère position dans la liste des 10 métiers cadres qui vont le plus recruter en 2012.
En parallèle, pour ces mêmes postes, 62 % des projets de recrutement sont anticipés comme "difficiles" par les employeurs.




Pénurie ou inadéquation poste / profil ?


Le débat est on ne peut plus d'actualité. D’après l’enquête BMO, 82,2% des employeurs expliquent ces difficultés de recrutement par l’inadéquation des profils des candidats, 68,5% par un manque de candidats, 37,8% par des difficultés liées aux conditions de travail et 23,5% par un déficit d'image (entreprise, secteur ou métier proposé). L'association professionnelle Munci invite à relativiser l'approche "pénurique" en rappelant que le taux de chômage des informaticiens est de 6%, soit 32 000 demandeurs d'emploi dans le secteur qui ne trouvent pas de postes. Elle évoque notamment le manque d'attractivité de certaines entreprises, la forte sélectivité des recruteurs (critères d'âge, d'expertise technique) et l’inadéquation des compétences entre l’offre et la demande. Cette inadéquation est en partie structurelle sur un marché du travail fortement cyclique, évolutif et spécialisé. Des cartes sont à jouer du côté de la formation continue ou de la lutte contre les discriminations à l’embauche.

Pour tenter de pallier cette problématique des recrutements difficiles et afin de mieux répondre aux besoins de recrutement des entreprises au plus près des territoires, le Syntec Numérique a conclu en mars un accord-cadre avec le Ministère du du Travail, de l’Emploi et la Santé dont l'objectif est de professionnaliser et former des publics potentiels pour les poste IT à pourvoir, notamment les jeunes. D'une durée de 3 ans, l'accord vise à évaluer les besoins en personnel, à identifier les profils demandés, à accompagner les mutations permanentes du secteur et à rendre plus attractif les métiers.


Palmarès des sociétés qui recrutent massivement en 2012 : surtout des SSII


- Cap Gemini (SSII) : 3500 recrutements (large part de jeunes diplômés)
- Alten (SSII) : 2600 ingénieurs et consultants
- Akka Technologies (SSII) : 1600 recrutements (dont 20% de jeunes diplômés)
- GFI (SSII) : 1200 recrutements (dont jeunes diplômés et publics fragilisés : seniors, travailleurs handicapés et diplômés de formations plus généralistes)
- RedHat : 1000 recrutements
- ATOS (SSII) :  1000 recrutements
- Steria (SSII) :  1000 recrutements
- SII (SSII) : 650 recrutements de consultants IT, ingénieurs d'étude et développement et chefs de projets (à 80%, profils expérimentés - ouverture à destination des informaticiens en situation de handicap).
- Helpline (SSII) : 550 recrutements 
- Synchrone (SSII) : 300 recrutements
- Micropole (SSII) : 300 recrutements (dont jeunes diplômés, sur des postes de chefs de projet, consultants, et experts techniques) + stages (85% de transformation des stages en CDI  annoncés)
- Proservia (SSII, filiale de Manpower Group) : 300 recrutements
- Feel Europe (cabinet de conseil) : 300 postes juniors et séniors
- Resadia (groupement d'intégrateurs de solutions IP) : 200 postes
- Zenika (SSII) : 100 experts Java


Les entreprises IT où il fait bon travailler


Le palmarès délivré par l'institut Great Place to Work couronne cette année 6 entreprises IT (sur les 40 lauréats) : dans la catégorie des plus de 500 salariés, Microsoft et EMC², et dans la catégorie des moins de 500 salariés, la SSII Octo, NetApp (éditeur de solutions de stockage informatique), SAS (éditeur de solutions décisionnelles et de business analytics), OCE (éditeur de solutions pour la production, la distribution et la gestion des documents).

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